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Quel est le rôle d’un ministre de la Coopération ? Quelles sont ses principales activités ? Je suis Ministre de la Coopération, du Développement et de l’Aménagement du Territoire. J’ai donc un triple point de vue. Je travaille étroitement avec le ministre des Affaires étrangères, mais aussi avec le Président lui-même, chef de la diplomatie, pour valoriser l’image et augmenter la crédibilité du Togo sur la scène internationale. J’ai également pour rôle de défendre les intérêts du pays, en allant chercher des ressources extérieures, grâce à la coopération internationale. Le deuxième axe de mes attributions est de veiller à une juste répartition des ressources dans tous les secteurs économiques, que ce soit l’éducation, la santé, l’agriculture, ou encore les infrastructures. Enfin, je veille au dialogue entre le Togo, ses partenaires et les bailleurs de fonds, dans le respect des axes et des priorités de la politique de développement du pays. Comment définiriez-vous l’image du Togo aujourd’hui ? L’image du Togo s’est nettement améliorée, notamment depuis 2005. L’élection de l’actuel président a permis d’évincer certains malentendus et de réconcilier le pays avec les médias et l’opinion nationale et internationale. Pouvez-vous nous citer des exemples de collaborations réussies ? Les collaborations avec la France, la Chine, le Bénin, le Burkina-Faso, la République Démocratique du Congo, l’Angola, le Brésil, l’Inde, mais aussi la Banque Islamique de Développement, ou le FMI sont des réussites. Nous tendons actuellement à élargir et à consolider les relations anciennes, mais aussi à nouer des liens avec les pays émergents de la scène internationale. Quels sont actuellement les trois plus grands partenaires du Togo ? Dans l’ordre, ce sont la France, la Chine et le Japon. Quelles sont vos principales réussites à votre poste ? Je suis particulièrement heureux d’avoir pu contribuer au bon déroulement des élections de 2007, en collaboration avec la France, l’Allemagne, la Commission Européenne, la Chine et le Pnud. L’objectif était d’assurer un processus d’élection irréprochable, de façon à retrouver la confiance de nos partenaires extérieurs, mais aussi de l’opinion togolaise. Aujourd’hui, quelles sont vos priorités en matière de collaboration ? Sur quels chantiers travaillez-vous ? Dans les deux prochaines années, nous souhaitons parvenir à instaurer un dialogue continu entre l’Etat togolais et ses partenaires, ainsi qu’ à consolider des relations désormais normalisées. Je souhaite également que l’aide de nos partenaires extérieurs puisse se porter sur tous les domaines, dans le but d’harmoniser notre politique de développement. Nous souhaitons que l’aide s’aligne sur nos priorités, afin de créer une vraie complémentarité entre les secteurs. Notre gouvernement doit également veiller à ce que les réformes soient suivies, consolidées, afin que nos partenaires continuent à nous aider. Quel type de collaboration pourrait aider le Togo aujourd’hui ? De quoi le pays a-t-il besoin dans ce domaine ? Le Togo a besoin de confiance en lui-même, de foi en l’avenir, et d’une grande ardeur dans le travail. Cela passe par toujours plus de dialogue et d’entente dans la société, avec une sécurité et une stabilité garanties. Agissez-vous personnellement pour attirer des investisseurs privés au Togo ? Pensez-vous que le secteur privé est un acteur-clé pour le développement du pays aujourd’hui ? Le secteur privé est bien entendu très important. Plus un pays est crédible, et plus les entrepreneurs du secteur privé s’y intéressent. Le développement du Togo ne se fera pas sans le secteur privé, qui est le principal producteur de richesses. Il est vrai que nous devons améliorer les services publics, mais c’est le secteur privé que nous devons développer. Les pays de la région sont-ils intéressés par une collaboration avec le pays ? L’intégration régionale est très importante, et nous souhaitons la renforcer. Beaucoup de défis ne peuvent être résolus par les pays de façon individuelle. Je pense notamment aux défis des domaines de l’énergie, mais aussi des transports. Comment voyez-vous le pays dans trois ans ? Quel est votre objectif ? Dans trois ans, je souhaite que le Togo soit en pleine reconstruction, et en plein développement. Je souhaite également que les élections de 2010 se passent au mieux, dans un climat de fraternité et de sécurité. Enfin, quel serait votre message personnel à nos lecteurs, qui sont ses hommes d’affaires intéressés pour investir au Togo ? Le Togo a pu avoir l’image d’un pays en déclin, avec des difficultés politiques et économiques. Aujourd’hui, il est en plein décollage et inspire à nouveau la confiance. Notre pays a beaucoup de potentiel, et une grande volonté de devenir un carrefour sous-régional, ainsi qu’un pays d’accueil avec de belles choses à créer |
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