| Extension du port d'Abidjan
Depuis sa création en 1950, le Port d’Abidjan n’a cessé de se développer à un rythme soutenu. Mais son essor doit impérativement se poursuivre en réalisant d’ici 5 ans d’importants aménagements. C’est à cette condition que ce pôle d’excellentes activités économiques restera le cœur battant de la côte d’ivoire et le plus grand port de la côte ouest africaine. Près de 5 700 navires se partagent un fret de 116 millions de conteneurs et sillonnent chaque année les mers du globe.
Mais aujourd’hui les navires qui transportent plus de 2 500 conteneurs ne peuvent pas être accueillis dans les ports de l’Afrique de l’Ouest. Aussi, tous les ports de Dakar à Pointe Noire préparent-ils des projets de création ou d’extension de terminaux capables d’accueillir des navires transportant jusqu’à 4 000 conteneurs chacun. C’est assurément le port d’Abidjan qui détient les meilleurs atouts pour un rapide développement et demeurer ainsi le hub incontournable dédié au transbordement des conteneurs. Ces liaisons ferroviaires avec le Burkina Faso, routières avec le Libéria, le Mali, le Burkina Faso, le Niger, le Ghana, et autoroutières avec Yamoussoukro et bientôt le Nord de la Côte-d’Ivoire sont un meilleur outil d’acheminement rapide des marchandises vers l’arrière pays qu’il dessert. La proximité de l’aéroport international d’Abidjan complète cette plate forme multimodale de transport de première importance.
Ce plan d’eau, abrité au cœur de la lagune Ebrié et reliant la mer par le canal de vridi, offre une superficie de 1 000 ha à 15 m de profondeur, et sa réserve foncière de 2 000ha quasi vierge sur l’île Boulay lui garanti des capacités de développement unique.
Pour conforter sa politique de développement du pays, le Président Gbagbo a inscrit l’extension du port d’Abidjan parmi ses actions prioritaires.
L’aménagement d’un hub international, dédié au transbordement des conteneurs sur l’île Boulay, s’inscrit ainsi dans une démarche concertée qui prévoit également d’occuper à terme le cordon littoral où d’importants investissements seront consentis dans le secteur pétrolier pour le stockage d’hydrocarbures, le raffinage et les industries pétro-chimiques.
Tout en préservant l’environnement, ce programme préfigurera la Rotterdam d’Afrique. Cette vision d’un grand futur national et international pour le port d’Abidjan est la preuve éclatante de la constante volonté du président Gbagbo de se tourner vers l’avenir et de l’anticiper.
Les premières tranches de 600 m de long représentant 2 ou 3 postes à quai, doivent impérativement être opérationnelles en 2010. C’est en effet à cette échéance que les installations du port de Vridi arriveront à saturation. Cette extension, qui équivaut à elle seule au doublement de la capacité du trafic à hub de conteneurs, permettra alors d’offrir aux grands armements internationaux de nouvelles capacités d’accueil dans la rade d’Abidjan.
Avec la réalisation de 3 km de quai en plusieurs tranches successives, avec un plan de fond atteignant 15 m, équipé de portiques à conteneurs les plus modernes, le terminal de l’île Boulay deviendra l’une des plus importantes destinations maritimes d’Afrique.
En se dotant ainsi des équipements de dernière génération nécessaires aux besoins du trafic international du 21e siècle, le port d’Abidjan augmentera ses performances et son efficacité et confortera durablement sa position de premier port de la côte Ouest de l’Afrique. Au-délà du nouveau terminal, la création d’une zone franche industrielle et commerciale apportera une très importante plus value au port, une formidable accélération à la croissance économique de la côte d’Ivoire. Les pouvoirs publics devront, pour cela, consentir les investissements qui s’imposent. Ceci concerne en particulier le lancement d’un pont enjambant la lagune et qui sera relié à l’autoroute du Nord à travers la commune de Yopougon.
De même, sont à prévoir la construction d’une route d’accès et une desserte du site en eau et en électricité.
Ce grand chantier d’infrastructures s’inscrira dans un maillage routier qui non seulement desservira les autres installations portuaires et notamment celle à venir sur le cordon littoral mais participera également à la desserte générale de l’agglomération.
Les investissements concernent également l’élargissement du canal de Vridi et son approfondissement à moins de 17 m pour permettre le passage des navires de 300 m de long et de 14 m de tirant d’eau.
Le défi est aujourd’hui lancé. Il doit être relevé dans les plus brefs délais tant les enjeux sont conséquents, voire primordiaux pour toute l’économie de la Côte d’Ivoire. Il a été par la volonté du Président Gbagbo dont l’engagement appuyé par toutes les forces économiques du pays permettra au port d’Abidjan de s’imposer demain comme une référence internationale de premier plan. La décision de faire aboutir ce projet est d’ores et déjà prise.
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